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Le Japon ramassé sur quelque 378 000 km2 en quatre îles principales, Hokkaido, Honshu, Shikoku et Kyushu et une multitude d'îles, 4 000 environ, groupées dans le Pacifique à quelques centaines de kilomètres du continent asiatique. L'archipel est montagneux, volcanique avec ces 270 volcans recensés et recouvert de forêts à 68%. Le point culminant est le Mont Fuji avec ses 3.778 mètres.
Superficie des 4 îles principales par rapport à la superficie totale :
| Ile de Hokkaido | 83 000 km² | 22 % |
| Ile de Honshu | 231 000 km² | 62 % |
| Ile de Shikoku | 19 000 km² | 5 % |
| Ile de Kyushu | 42 000 km² | 11 % |
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© JNTO
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Le Japon présente une variété de climat étonnante, de l'île d'Hokkaido, voisine de la Sibérie et longée par la mer dOkhotsk gelée entierement 2 mois par an, aux îles du sud sous influence tropicale. A la mi-mars, alors que les cerisiers fleurissent à Kyushu, la mer au nord de Hokkaido commence son dégel. En hiver, les Tokyoïstes bénéficient d'un ciel bleu ensoleillé tandis que les riverains de la mer du Japon croulent sous des mètres de neige. L'été, chaud et humide dure trois mois dans le nord, six dans le sud. Juin se caractérise surtout par la saison des pluies.
| Janvier | Avril | Juillet | Octobre | ||||||||||
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| Sapporo | (Ile de Hokkaido) | -4,6 | 72 | 16,6 | 6,4 | 64 | 8,5 | 20,2 | 78 | 8,1 | 10,8 | 69 | 12,4 |
| Sendai | (Ile de Honshu) | 1,0 | 66 | 5,3 | 10,0 | 65 | 8,1 | 22,0 | 84 | 12,8 | 14,4 | 72 | 8,3 |
| Tokyo | (Ile de Honshu) | 5,2 | 50 | 4,3 | 14,1 | 63 | 10,0 | 25,2 | 76 | 10,0 | 17,6 | 67 | 8,9 |
| Nagoya | (Ile de Honshu) | 3,7 | 65 | 5,3 | 13,8 | 65 | 10,6 | 25,8 | 78 | 12,2 | 17,0 | 70 | 8,3 |
| Kyoto | (Ile de Honshu) | 4,0 | 68 | 6,3 | 13,9 | 63 | 10,5 | 26,5 | 72 | 12,0 | 17,1 | 70 | 81,1 |
| Hiroshima | (Ile de Honshu) | 4,0 | 69 | 5,0 | 13,4 | 69 | 10,5 | 25,7 | 80 | 10,2 | 17,0 | 72 | 8,4 |
| Takamatsu | (Ile de Shikoku) | 4,8 | 65 | 6,3 | 13,5 | 69 | 9,8 | 26,3 | 78 | 9,2 | 17,2 | 74 | 8,0 |
| Fukuoka | (Ile de Kyushu) | 5,8 | 65 | 9,3 | 14,6 | 69 | 10,3 | 26,9 | 76 | 11,0 | 18,2 | 71 | 7,2 |
| Kagoshima | (Ile de Kyushu) | 7,2 | 71 | 9,8 | 16,4 | 73 | 11,6 | 27,4 | 78 | 12,0 | 20,0 | 71 | 7,4 |
| Naha | (Ile de Okinawa) | 16,0 | 69 | 10,9 | 21,1 | 78 | 9,5 | 28,3 | 81 | 9,5 | 24,5 | 73 | 8,0 |
| T =Température moyenne (Celcius) H =% moyen d'humidité P =Jours de pluie |
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JNTO
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120 millions d'habitants, répartis sur seulement 3 % de l'archipel peuplent le Japon. 11 villes dépassent le million d'âmes. Les 3 villes voisines constituées de Tokyo, de Kawasaki et de Yokohama representent en elles seules 20 millions de personnes.
Pour le commun des occidentaux que nous sommes le japonais et le chinois se ressemblent. C'est vrai pour l'écriture, les idéogrammes ont été empruntés au chinois classique. En fait, les deux langues sont très différentes tant au point de la prononciation que de la syntaxe.
La langue japonaise comprend 5 voyelles ; "a" comme dans "garage", "i" comme dans " fourmi", "u" comme dans "cou" ("u" se prononce "ou"), "e" comme dans "guêpe" ("e" se prononce "è"), "o" comme dans "loto".
3 alphabets sont utilisés ; les idéogrammes pour les racines des mots, le hiragana pour les terminaisons, les prépositions, etc... le katakana pour l'écriture phonétique des mots d'origine ètrangére.
N'ayez aucune inquiétude à avoir car la majorité des noms dans les grandes villes, à commencer par les gares et les stations de métro, sont écrits en romaji c'est-à -dire en alphabet occidental. Les panneaux indicateurs routiers sont écrits en japonais et en romaji. Bien que les jeunes japonais étudient l'anglais en moyenne pendant 6 années, peu de personnes le parle couramment. Le problème est la distinction des sons de quelques consonnes.
Pour votre information, les japonais prononcent le "v" français "b" comme dans "bateau" et le "r" français "l" comme dans "lion".
Depuis le 3 mai 1947, le Japon est régi par une Constitution élaborée sous la pression des autorités américaines d'occupation, et adoptée au titre d'amendement à la Constitution Meiji. Elle en diffère sur des points essentiels : alors que l'empereur possédait tous les droits de souveraineté, la nouvelle Constitution stipule que le ápouvoir souverain est détenu par le peupleâ.
Le pouvoir exécutif et le rôle de l'empereur :
Entre 1889, date a laquelle fut promulguée la première Constitution
du Japon, et la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1945, le pouvoir
exécutif suprême au Japon résidait en la personne sacrée
et inviolable de l'empereur, que l'on appelait le Dai Nippon Teikoku Tenno,
l'empereur du Grand Japon. La succession se fait par les héritiers
mâles ; s'il n'y a pas d'héritier, l'empereur peut être
choisi au sein des quatre familles princières dont le rang est égal
à celui de la maison impériale. L'empereur Akihito, qui est
monté sur le trône en 1989, est le cent vingt-cinquième
de sa lignee. Selon les dispositions de la Constitution de 1947, l'empereur
n'a plus que des fonctions honorifiques.
Il nomme le premier ministre, mais après désignation de la
diéte. Il ne fait donc que ratifier des choix qui sont pris sans
intervention de sa part.
Cependant, ce même article fait de lui le symbole de l'état
et de l'union du peuple. C'est un symbole profondément ancré
dans la mentalité de la population, c'est ce qui explique sa présence
aujourd'hui.
Le pouvoir législatif :
Depuis 1947, le pouvoir législatif est détenu par la Diète.
Celle-ci se compose de 2 Chambres : la Chambre des représentants
(Chambre basse) et la Chambre des conseillers (Chambre haute). Les représentants
(500) sont élus pour quatre ans. Les membres de la Chambre des conseillers
(252 membres) sont élus pour six ans. Les Chambres se renouvellent
par moitié tous les trois ans.
La Chambre des représentants a la prééminence sur la Chambre des conseillers ; les décisions prises par la Chambre haute peuvent faire l'objet d'un veto de la part de la Chambre basse, laquelle exerce aussi son contrôle sur les lois portant sur les traités et les questions fiscales. Le premier système de scrutin, dit áintermédiaireâ, a été remplacé en janvier 1994 par un système partiellement proportionnel de représentation. Dans les deux chambres de la Diète, certains sièges sont directement pourvus au moyen d'élections de district, et d'autres sont attribués aux divers partis politiques, en se basant sur les résultats des élections nationales. Tous les citoyens japonais ayant atteint l'âge de 20 ans ont le droit de vote.
L'article 65 de la constitution donne les pouvoirs au cabinet. Le premier
ministre en assure la présidence. Lui et les ministres d'état
qui la compose doivent tous être civils, pour empêcher toute
insurrection militaire.
C'est la diète qui désigne le premier ministre, parmi ses
membres. Il faut donc un accord entre les deux chambres. C'est généralement
le chef des différentes forces en présence qui obtient la
majorité.
Le premier ministre nomme et renvoie les ministres d'état à sa convenance. Le cabinet exerce ses pouvoirs sous contrôle de la diète.
La cabinet doit démissionner dans quatre cas :
D'un autre coté, le cabinet peut également dissoudre le parlement,
sous couvert de l'empereur.
Le gouvernement local
La diéte (le bâtiment) :
La Diéte nationale japonaise (Kokkai Gijidô) est un bâtiment
en granit de 66 m de haut dessiné par des architectes autrichiens.
Sa construction a duré 17 ans et s'est achevée en 1937.
Le pouvoir local :
Les 47 préfectures du Japon sont chacune administrée par un gouverneur elu et une assemblee. Chaque municipalité possède une assemblée composée de représentants élus au suffrage universel. Les municipalités ont des pouvoirs assez importants ; elles contrôlent l'enseignement public et peuvent lever des impots.
La défense :
En vertu de l'article 9 de la Constitution qui stipule que ále Japon renonce
à jamais à la guerre en tant que droit souverain de la nation,
le Japon ne peut avoir d'arméeâ. Depuis 1954, une force armée
a néanmoins été reconstituée et baptisée
áforce d'autodéfense du territoireâ. Aujourd'hui, les forces japonaises
regroupent 238 500 hommes.
Les mines et les industries, représentent 40% du PNB.
Les principaux secteurs industriels sont l'automobile (1er pays du monde pour la construction automobile), la construction navale, l'électronique, l'horlogerie, la sidérurgie, les appareils photos, les magnétoscopes, les motos.
Les productions du sous-sol sont le charbon (4,010 millions de tonnes en 1999), le zinc (0,057 millions de tonnes, l'argent (90 tonnes) et l'or (8 tonnes). Le Japon est le troisième producteur d'acier au monde. Le Japon se caractérise pour ses activités de transformation de matière brute en provenance de létranger dont le fer qui permet de produire l'acier. Celui-ci sert à la fabrication d'une importanté quantite de machines outils, machines à coudre, automobiles, bateaux, appareils photos, montres. Après 18 mois de décline, la production d'acier est enfin repartie à la hausse. Cette amélioration reflète pour l'essentiel la forte reprise des exportations vers les pays de la région.
L'industrie automobile représente une part importante de l'industrie japonaise. A partir de 1960, le Japon s'est lancé dans la fabrication des camions et d'autobus, pour progressivement se lancer dans la production de voitures de tourisme. Celles ci sont réputées pour leur qualité et leur faible prix. Depuis le début de 1999 la vente de voitures particulieres augmente légèrement, mais elle est loin d'avoir retrouvé le niveau d'avant la crise. Les exportations restent peu dynamiques et sont entravées par le niveau élevé de la monnaie. Le secteur va devoir régler le problème des surcapacités importantes en opérant des restructurations.
Le bâtiment est favorisé par les faibles taux d'intérêt et les incitations fiscales à l'achat de logements. Les travaux publics sont soutenus par le dernier plan de relance budgétaire.
L'agriculture (3,5% du PNB) est dominée par la production de riz. ( En millions de tonnes, de têtes)
| Production | 1997 | 1998 | 1999 |
| Blé | 0,57 | 0,57 | 0,50 |
| Canne à sucre | 1,44 | 1,50 | 1,43 |
| Peche | 6,69 | -- | -- |
| Pommes de terre | 3,39 | 3,07 | 3,40 |
| Porcins | 9,82 | 9,90 | 9,87 |
| Bovins | 4,75 | 4,70 | 4,66 |
| Riz | 12,53 | 11,20 | 11,47 |
| Thé | 0.09 | 0.09 | 0.09 |
| Vin | 0,09 | 0,16 | 0,16 |
L'agriculture japonaise, en particulier la riziculture, a longtemps été protégée de la concurrence internationale. L'archipel est obligé à ouvrir progressivement son marché, une ouverture qui risque de remettre en question tout son système agricole, très uniformisé et peu rentable. Le gouvernement incite les exploitants depuis l'automne 1999 à diversifier leurs productions (soja, blé, fourrage) afin de diminuer les excédents chronique en riz et de relever le taux d'autosuffisance alimentaire, tombé à 40% en 1998. Le secteur commence à se réorganiser, il s'oriente vers une meilleure adéquation entre l'offre et la demande, notamment en développant l'agriculture biologique si prisée des consommateurs.
La viande de boeuf de Kagoshima est très appréciée, attirant une clientèle chinoise et américaine. Le boeuf de Kobé est également réputé. Celui-ci est élevé à Kyushu. Cinq tonnes d'exportation ont été prévues pour cette année. Il coûte en moyenne sept fois plus cher que le filet de boeuf francais.
Le secteur alimentaire du Japon couvre de moins en moins les besoins du pays. L'éducation et le changement des comportements alimentaires en est la principale cause.
Pour les fruits frais, séchés ou congelés le Japon dépend de l'étranger pour satisfaire sa demande. Il est fortement importateur de viandes, abats, céréales ; conserves, tabacs étrangers, boissons. La France détient une position clé sur le marché des boissons.
La pêche est la seule branche du secteur primaire à être competitive.
Les Japonais appelaient Kamis (divinités) toutes les forces naturelles qui s'imposaient à l'homme. Ainsi les sources d'eau, le soleil, les montagnes étaient de bonnes divinités, alors que les tremblements de terre, typhons en etaient des mauvaises. Les ancêtres morts devenaient également des kamis protecteurs.
Ce chamanisme traditionnel et populaire Japonais fut codifié sous l'époque Edo, et associé étroitement à l'Empereur. Selon la légende, celui-ci est un déscendant direct de la deesse du soleil Amaterasu Okami.
Aujourd'hui, le Shinto reste une croyance tenace dans la vie de tous les jours, et souvent associé à des événements importants de la vie.
Le bouddhisme Japonais se reclame du Mahâyâna (Grand vehicule), à l'inverse de toute l'Asie du sud. Importé d'Inde en 532, cette religion va vite développer une particularité très japonaise.
Ce sont d'abord les sectes Tendai et Shigon qui vont jouer un rôle très fort à Kyoto. Mais c'est Honen, qui va étendre cette religion au peuple, affirmant que la simple évocation du nom d'Amida Bouddha permet d'être sauvé.
Cette tendance va se heurter à la classe des samurais, qui dans le Zen, vont trouver au contraire la notion d'effort et de vertu qu'ils recherchaient dans leur métier de guerrier. Le Zen fait appel principalement à la méditation.
Un élève de Honen, Nichiren, va bâtir une secte qui porte son nom. Très attaché au côté national du Japon, elle est représentée aujourd'hui par le parti Komeito au parlement.
Plus un enseignement qu'une religion ou une croyance, cette doctrine reste néanmoins au coeur de la spiritualité Japonaise.
Principes de base enseignés dans les écoles et les administrations officielles, le Confucianisme a trouvé un large écho dans les monastères Zen qui vont le propager.
Adopté par les shogun Tokugawa durant 3 siècles, qui en publieront même une version "officielle" d'Etat en 1790. Cette doctrine aura ainsi influencé durant près de 1200 ans la classe dirigeante Japonaise.
Apparu en 1549 avec les missionnaires Portugais et Saint Francois-Xavier. malgré sa faible représentation, le christianisme va jouer un rôle politique important dans le sud du Japon.
Appuyé par Nobunaga et Hideyoshi, cette religion inquiéta Tokugawa Ieyasu qui y voyait un danger pour l'unité du Pays. En 1637, la guerre civile de Shimabara poussa Ieyasu à proscrire cette religion et persécuter les prêtres, stoppant ainsi la progression du Christianisme au Japon.
Inhérent à la pensée japonaise, le kabuki, né
au début de l'ère Edo, est un divertissement scénique
des plus spectaculaires.
Cette comédie musicale populaire, créée à ses origines, selon la légende par Okuni (une danseuse et prêtresse) afin d'obtenir des fonds pour le sanctuaire d'Izumo, dévoile les paradoxes d'une société autrefois sensuelle et brutale. L'excès esthétique n'a pas de mesure. Il est la sève, la fleur et le fruit de ce théâtre total.
Le kabuki mêle, a l'instar du théâtre shakespearien,
drame et bouffonnerie, histoire et légende. Le kabuki codifie, comme
dans le théâtre de tréteaux italien, les personnages
par leurs costumes et leur maquillage qui sont en soi des écritures.
Les méchants ont le visage peint en bleu, les clowns ont la face
bariolée, les jeunes premiers portent un trait rouge au coin de
l'oeil. Les machineries contribuent aux effets de surprises et de rebondissements.
La musique de scène assure, par un ensemble constitué de
cordes, de flûtes et de percussions, une rythmique essentielle au
spectacle.
Le jeu des acteurs - exclusivement masculins depuis un décret interdisant
la scène aux femmes (en 1629) et aux jeunes gens (en 1652) - est
des plus codifiés. La sensibilité de chaque acteur participe
à la représentation de l'exubérance. Le kabuki séduit
par cette incroyable prééminence du jeu sur le texte. Il
divertit car il se préserve du réalisme. Il fascine car la
beauté est sa seule loi.
Phonétiquement le mot signifie musique (ka), danse (bu) et technique ou jeu (ki). Kabuki dans son sens global voulait dire à l'origine "être à la mode", "être à l'ecoute de ce qui est nouveau", "inhabituel" voire "excentrique" ou extravagant". Il désigne aujourd'hui l'une des formes majeures du spectacle vivant japonais.
HanamichiCe pont, passage surélevé traversant la salle, permet non seulement aux acteurs de se rendre de leur loge au plateau mais aussi de se faire admirer du public lors de leurs entrées et de leurs sorties toujours très remarquées. Ce "chemin aux fleurs" favorise les jeux de séduction des interprètes et ravit l'audience tant la proximité accentue la confusion des sentiments.
La cérémonie du thé (chadô ou sado) est un rituel consistant à préparer et à servir le thé vert à des hôtes.
Durant une cérémonie, qui peut durer plusieurs heures, le maître (la maîtresse) de cérémonie se doit d'engager tout son être à créer une atmosphère propice à l'enchantement esthétique, a l'éveil physique et intellectuel, et au calme spirituel de ses hôtes. La "voie du thé" est donc une ascèse spirituelle dans la plus pure tradition du bouddhisme zen.
Le thé vert fut importé de Chine a la fin du 12e siècle.
Il était alors bu en infusion par l'élite aristocratique
comme médicament et par les moines bouddhistes comme stimulant contre
l'endormissement pendant la méditation. Puis, petit à petit,
la dégustation du thé se répandit plus largement dans
la population qui découvrit l'usage de cette boisson dans les maisons
de thé des monastères bouddhistes.
C'est au 15e siècle que boire du thé devint non plus seulement un rituel mais aussi un art sous l'impulsion du shôgun Ashikaga Yoshimasa et de son attaché, le peintre Nôami, qui développèrent la dimension esthétique de la cérémonie du thé.
Par la suite, sous l'influence du bouddhisme zen, des maîtres de
thé (le célèbre Sen no Rikyû notamment) introduirent
des règles rigoureuses au chadô qui acquit ainsi sa dimension
spirituelle ; la cérémonie du thé se transforma en
une discipline spirituelle selon le concept zen du wabi ("désolation"
en Japonais): recherche de la sérénité spirituelle
suivant une extrême simplicité.
Pendant l'ère Edo (1603-1868), les bourgeois de la cour shôgunale
apportèrent de nouveaux raffinements à la cérémonie
du thé, aussi appelée cha no yû...
Cependant, pendant l'ère Meiji (1868-1912), le Japon s'ouvrant aux influences occidentales, l'art du thé fut délaissé par les élites nationales pour n'être plus pratiqué que par des femmes.
Sa pratique fut remise au goût du jour après-guerre et aujourd'hui des millions d'adeptes s'y adonnent dans le monde entier suivant l'enseignement de diverses écoles, dont les écoles Ura Sen Ke et Omote Sen Ke fondées par deux descendants de Sen no Rikyû.
L'Ikebana est l'arrangement floral japonais. En fait tout végétal, vivant ou séché, convient à la pratique de cette art.
L'ikebana dérive d'une pratique bouddhique d'offrande de fleurs
au Bouddha et aux morts, importee d'Inde au Japon, via la Chine, au 6e
siècle. Ce n'est qu'au 15e siècle que la présentation
rituelle de fleurs aux divinités bouddhiques fut formalisée
sous le nom de Rikka par des moines bouddhistes (école d'Ikenobô
Senkei).
Le style Rikka, considéré aujourd'hui comme classique, consistait à élaborer une représentation de l'univers en confectionnant un paysage miniature à l'aide de sept tiges selon un arrangement triangulaire (le Ciel, la Terre et l'Homme). Ce style se caractérise par l'asymétrie, le symbolisme et la profondeur spatiale.
Par la suite de nombreuses écoles d'arrangement floral se développèrent. Chacune d'elles explorant une variante du style Rikka original...
Au 16e siècle, l'art d'arranger des fleurs fut intégré,
sous le nom de chabana, à la cérémonie du thé.
De nombreux maîtres de thè codifièrent alors les différentes
manières de présenter des fleurs et des branchages dans un
vase ou sur un plat suivant la "règle du triangle": l'ikebana
était né.
Pendant l'ère Edo (1603-1868), l'Ikebana, jusque là pratiqué seulement par les moines bouddhistes et les courtisans de la cour impériale, se popularisa auprès des samouraï, des riches marchands et aussi des femmes.
L'ouverture du Japon aux influences occidentales à partir de l'ère
Meiji (1868-1912) stimula la création de nouveaux styles d'Ikebana.
Le style Moribana notamment, inventé par Ohara Unshin, permit l'utilisation
d'une plus grande diversité de materiaux et la création d'un
style paysager aux allures plus naturelles que symboliques, grâce
à l'introduction de vases aux formes variées.
En 1927, en fondant l'école Sôgetsu, Teshigahara Sôfû
initia l'art floral moderne qui encourage l'expression libre et la créativité.
L'Ikebana n'est plus seulement une évocation dépouillée et poétique de la magnificence de la nature mais aussi une création esthétique et décorative.
Aujourd'hui il existe au Japon environ 3000 ecoles d'Ikebana rassemblant plus de 20 millions d'adeptes, principalement des jeunes femmes.
L'art floral japonais est aussi enseigné hors du Japon, notamment aux Etats-Unis, par les maîtres de trois écoles réputées: Ikenobô, Ohara, deux écoles promouvant le style classique, et Sôgetsu, pratiquant un style moderne.
Originaire du Japon, le Yabusame est un art equestre traditionnel qui consiste, pour le cavalier, à tirer une fléche à la cible sur son cheval au grand galop.
Histoire :
Cet art martial remonte au VIIIème siècle.A cette époque
sous l'ère de Heian (794-1192), le Yabusame etait un spectacle officiel
de la cour impériale mais aussi et surtout un rite réservé
aux initiés.
C'est ver s les XIIème et XIIIème siècles que le Yabusame
atteint son apogée. Il se pratique alors sous deux formes : le style
"classique" et le style "Kishahasamimono" (ou "Edo").
Le premier fut crée par Minamoto No Yoritomo (1147-1199), premier
Shogoun de l'ère Kamakura (1192-1333). Le second, plus tardif, fut
institué en tant que rite officiel du Shogounat par Tokugawa Yoshimune
(1684-1751), huitième shogoun de l'ère d'Edo (1600-1867).
L'école Ogasawara :
Du nom de son fondateur, Nagakiyo Ogasawara, cette école est l'héritière
de la cérémonie du Yabusame de l'époque d'Edo. Depuis
1187, c'est elle qui transmet à la société moderne
japonnaise la culture des shogouns. Les règles du Yabusame d'aujourd'hui
sont les mêmes que celles fixées par Minamoto No Yoritomo,
fondateur du gouvernement shogounal de Kamakura, à destination des
samouraïs.
A Tokyo, le festival Yabusame (premier ou deuxieme samedi d'avril, au moment de la floraison des cerisiers), concours de tir à l'arc à cheval très spectaculaire.
Le terme kimono tout d'abord, montre bien l'origine simple du vêtement aujourd'hui très élaboré. Le premier idéogramme "ki" signifie "mettre, se vêtir", tandis que le deuxième "mono", signifie simplement "une chose". Au sens étymologique du terme, kimono veut donc dire "quelque chose dont on se vêt".
Il existe de nombreuses sortes de kimono suivant le statut de la personne.
Furisode
Un kimono furisode est un kimono formel de femme non mariée. Il
peut être utilisé pour toutes les grandes occasions (mariage,
fête snob, etc.). C'est un kimono à longues manches. On peut
donc savoir si une femme est mariée ou non grâce aux manches
de son kimono.
Tomesode
Une femme mariée portera quand à elle comme kimono formel
un tomesode. Un tomesode est un kimono à manches courtes. Un tomesode
formel a en général un fond noir. Pour une femme mariée
le obi sera en principe blanc (couleur de base) et le obijime blanc, argenté
ou doré. Les zori, seront blanches ou argentées. Les femmes
non mariées ont donc davantage droit à un peu de fantaisie.
Que faire de ses kimonos à longues manches une fois que l'on se
marie ? Pas de panique. Les kimonos sont extrêmement solides et résistants
s'ils sont bien soignés, on peut les donner à sa fille. Certains
kimonos sont ainsi transmis de génération en génération.
Tsukesage
Les kimonos tsukesage sont des kimonos à manche mi-longue. Contrairement
aux deux kimonos précédents ce ne sont pas des kimonos formels.
Ils sont répertoriés comme homongi (vêtements de visite).
À mettre pour aller boire le thé chez des copines, aller
à un concert ou une exposition. Ils sont en général
colorès et font classe mais décontracté. A quoi servent
donc les manches longues ou pas ? Le tissu des kimonos étant double
(il y a de belles couleurs aussi a l'intérieur) on peut y mettre
diverses choses comme s'il s'agissait de poches, par exemple des lettres.
Yukata
Un yukata est en fait un kimono léger en coton, pour l'été.
Ils sont souvent moins compliqués à mettre que des kimonos
et toujours beaucoup moins chers. C'est donc une bonne idée de souvenir
si vous avez envie d'un beau vêtement typique japonais. Inconvénient,
ce sont des vêtements tout à fait décontractés,
qui ne conviennent pas pour une occasion formelle.
Haori
Un haori est une veste à mettre par dessus son kimono. Il ne s'agit
que d'un vêtement informel, totalement inapproprié pour toute
occasion solennele ou réunion, même de thé. Les haori
sont souvents vendus avec des kimonos auxquels ils sont assortis. On les
porte pour aller en ville ou rendre visite à ses amies. Si vous
achetez un haori prenez garde à la longueur des manches qui doit
être appropriée au type de kimono que vous porterez avec (pas
de haori à manches courtes avec un kimono a manches longues).
Manteaux
Les manteaux existent en trois longueurs : long, trois-quarts et court.
On peut en trouver réalisés dans tous les types de tissus.
L'important à l'achat d'un manteau est de contrôler que non
seulement ses coloris et dessins soient assortis au kimono que vous voulez
porter avec, mais aussi son coût ainsi que la longueur des manches.
Porter un kimono fait de matériaux rares et chers avec un manteau
bon marché, ou l'inverse, serait une faute de goût impardonnable.
Kimonos pour hommes
Si il est rare de voir une femme porter un kimono, il est encore plus rare
de voir un homme porter le kimono. Les kimonos d'hommes sont pourtant plus
faciles à mettre et moins chers.
Pas de longueurs de manches pour différencier les hommes mariés
des autres. Les motifs des kimonos des hommes varient en taille selon l'âge.
Un jeune homme pourra porter un kimono avec de grands motifs, un homme
plus âgé préférera des motifs plus petits. Même
remarque pour l'intensité des couleurs. Ils sont en général
noir, gris ou bleus foncés).
A la différence des femmes, les hommes peuvent porter leur kimono
avec un haori. Ils veilleront cependant à ce que la combinaison
haori-kimono soit de bon goût, en fonction de leurs dessins, couleurs
et de leur prix.
Ils sont taillés dans le bois ou sculptés dans l'ivoire. Ils tiennent dans le creux de la main. Sous le marteau, ils réagissent dans un rapport de 1 à 100.
Le netsuke, entendez "racine attachée", est une sculpture en bois ou en ivoire. Objet d'origine japonaise - pays où les kimono n'ont pas de poche - il sert à accrocher certains objets usuels à la ceinture : blague à tabac, trousseau de clés, boîte à médecine, etc. Pour bien comprendre, le netsuke est relié à la "chose suspendue" (ou sagemono) par une cordelette, elle-même munie d'un petit curseur (l'ojime) assurant la fermeture des cordons. Voilà pour le côté technique.
Quant à l'histoire, sachez que les premiers netsuke apparaissent au Japon au XVIème siècle. On estime généralement que l'âge d'or des netsuke remonte aux deux premiers tiers de la période Edo (1615-1867). La suite est moins glorieuse. En 1868, alors que s'ouvre l'ère Meiji, le "gouvernement éclairé" réforme les institutions féodales. Première mesure symbolique, on troque le traditionnel kimono pour la coupe occidentale. Fin d'une époque : le costume "de goût européen" met un terme à quatre siècle de création originale. Désormais fabriqués pour l'exportation, l'art du netsuke s'appauvrit dans une commercialisation intensive.
Selon la legende, deux divinités du panthéon shintô livrèrent, il y a environ 2500 ans, un combat pour la possession des îles de l'archipel nippon. Le dieu Take Mikazuchi surpassa Take Minaka et les iles japonaises devinrent la terre des Japonais au détriment des Coréens.
Selon les données historiques, la lutte de Sumô tirerait son origine d'un combat qui opposa, au cours des premiers siècles de notre ère, le chef, probablement coréen, de la province d'Izumo (aujourd'hui cette ancienne province fait partie du département de Shimane au bord de la mer du Japon) à celui, japonais, de la province du Yamato (aujourd'hui département de Nara). La lutte de Sumô commémorerait donc la victoire de ce dernier sur le premier...
Au début, la lutte Sumô fut une manifestation purement religieuse de caractère chamanique. Elle était pratiquée dans les villages en tant que rituel religieux ayant pour but de se concilier la bienveillance des divinités shintô pour les récoltes à venir. Cette forme de Sumô fut adoptée à l'échelle du pays, au cours de l'ère Nara (710-794), lorsque, dans les sanctuaires shintô, des combats eurent lieu en présence de l'empereur et de sa cour.
En 740, Shiga Seirin, chargé officiellement par le pouvoir impérial du recrutement des lutteurs, codifia les 48 prises autorisées lors des combats de Sumô...
Ce n'est qu'a l'ère Heian (794-1185) que le Sumô devint un véritable sport. Des tournois, au cours desquels des lutteurs de tout le pays venaient s'affronter, furent alors organisés...
A l'époque de Kamakura (1185-1333), le Sumô prit la forme d'un art militaire tandis que sa forme religieuse continua à se développer, dans les lieux de culte, comme moyen de lever des fonds pour la construction de nouveaux temples et sanctuaires.
Pendant l'ère Edo (1603-1868), les règles de la lutte de Sumo furent clarifiées. Le Sumô se popularisa alors rapidement dans tout le Japon et, sous l'influence du bouddhisme zen, fut promu au rang de tradition nationale. Une tradition qui est toujours très vivace de nos jours...
Le Sumô est une lutte rituelle opposant deux puissants combattants au centre d'une arène circulaire, symbolisant le ciel, tracée dans un carré symbolisant la terre. Le vainqueur est celui qui parvient à faire sortir son adversaire du cercle ou à le faire tomber sur le sol.
Le ring de Sumô (dohyô) est un carré de 5,5 m de côté, surélevé de 50 cm par rapport au sol. Le cercle de combat en terre battue, d'un diamètre de 4,5 m, est délimité par une grosse corde en paille à demi enterrée. De part et d'autre de son centre sont tracées deux lignes parallèles (shikirisen) espacées de 1,2 m marquant les emplacements de départ de chaque lutteur.
Une toiture imitant celle d'un sanctuaire shintô est suspendue au-dessus du dohyô. Les pompons accrochés à chacun de ses angles symbolisent chacun une saison: vert pour le printemps, rouge pour l'été, blanc pour l'automne et noir pour l'hiver.
Chaque tournoi de Sumô commence par une cérémonie au
cours de laquelle, les participants de hauts rangs, partagés en
deux camps (est et ouest), défilent autour de l'arène.
Tous arborent une coiffure traditionnelle (mage) et portent leur tablier
de cérémonie: keshô mawashi.
Les grands champions (Yokozuna) entrent en tête assistés d'un héraut et d'un porteur de sabre. Ils portent, en plus du mawashi cérémoniel, une grosse ceinture torsadée en chanvre blanc qui ressemble au shimenawa des sanctuaires shintô (corde sacrée délimitant dans un sanctuaire shintô le domaine d'une divinité).
Chaque keshô mawashi est une pièce unique en soie tressée
a la main, pesant une quinzaine de kilos et valant une fortune. Avant chaque
combat les deux adversaires se préparent à la lutte en effectuant
quelques étirements et un rituel de purification: ils rincent leur
bouche à l'eau (geste symbolique de purification du corps et de
l'esprit) et jettent du sel sur le dohyô. Puis ils se mettent en
place dans le cercle de combat, les poings alignés sur leur shikirisen
respectif. Une période d'observation et d'intimidation commence
alors...
Le plus souvent les deux lutteurs (sumôtori) se redressent et regagnent
leur coin de ring respectif. Puis, après s'être eventuellement
rincé de nouveau la bouche et avoir jeté une ou deux poignées
de sel sur le ring, ils se remettent en position de combat au centre du
ring.
Ces préliminaires peuvent durer jusqu'à quatre minutes, selon le réglement, avant que le combat ne débute véritablement.
La lutte s'engage enfin lorsque les deux sumôtori se jettent l'un
sur l'autre. Dans cette première charge violente, chaque combattant
met en jeu toute sa puissance... Il s'ensuit un âpre corps à
corps qui peut durer de quelques secondes à trois ou quatre minutes.
Remarquablement il n'y a pas de catégories de poids ce qui implique qu'un lutteur peut affronter un adversaire d'un poids deux fois superieur au sien!
Il est interdit de tirer les cheveux de son adversaire, de lui porter un
coup de poing ou de pied. Seules 70 prises codifiées (kimarite)
sont autorisées.
Il est permis de saisir la ceinture de son adversaire mais pas son
cache-sexe.
Un arbitre en chef (tategyôji) assisté par des juges-arbitres (gyôji), règle rigoureusement le déroulement des combats.
Chaque journée d'un tournoi se termine par une danse formelle de salutations aux divinités shintô et aux spectateurs accomplie par un lutteur de bas rang muni d'un arc.
Tous les ans, il y a six grands tournois nationaux: un à Osaka, Nagoya et Fukuoka et trois à Tôkyô. Pendant ces tournois, chaque participant affronte tour à tour quinze adversaires différents sur quinze jours. Pour pouvoir remporter un trophée, il faut au moins gagner huit matches.
La récompense la plus convoitée est la coupe offerte par l'empereur remise au sumôtori totalisant le plus grand nombre de victoires.
Les six grands tournois annuels sont extrêmement populaires. Il est en conséquence très difficile de se procurer un billet d'entrée. En effet, les billets, en vente plusieurs semaines avant chaque tournoi, sont réservés en grand nombre par les entreprises privées. Il est cependant possible d'obtenir un billet du jour, tôt le matin, au stade dans lequel se déroule le tournoi.
Les lutteurs de Sumô sont classés suivant une hiérarchie qui tient compte de leurs victoires en tournois. A l'issue de chaque grand tournoi, un nouveau classement (banzuke) des rikishi (autre nom des lutteurs de Sumô signifiant littéralement "homme fort") est publié.
Un Yokozuna ne peut pas être rétrogradé mais lorsque ses performances sont indignes de son rang il doit prendre sa retraite.
La hiérarchie des lutteurs de Sumô s'étale sur trois
niveaux et onze rangs. Le premier niveau rassemble les débutants
(Maezumô) et le plus haut, les grands champions (Yokozuna), les champions
(Ozeki) et "les prétendants" (Sekiwake, Komusubi et Maegashira).
L'ensemble des rekishi, plus de 700, se répartissent en une trentaine d'écuries (heya) dirigées en général par d'anciens Yokozuna.
Depuis la création de tournois officiels, une soixantaine de rekishi seulement sont parvenus au rang suprême de grand champion. Les Yokozuna, dont le poids dépasse souvent 200 kg, font l'objet d'une fervente vénération du public.
Pour entrée dans la carrière de lutteur de Sumô, il
est nécessaire de satisfaire à un certain nombre de critères
de sélection. En effet, il faut être un mâle en bonne
santé physique, avoir terminé sa scolarité obligatoire,
mesurer plus de 173 cm, peser plus de 75 kg, et être âgé
de plus de 20 ans et de moins de 25 ans.
En 1997, une ligue de Sumô féminin a été officialisée...
Hors du Japon, le Sumô est peu pratiqué bien que dans quelques pays occidentaux des fédérations de Sumô se développent...
LE MYTHE :
S'il est un mythe qui a la vie dure, c'est bien celui de la Geisha. Associé à la prostitution en Occident, ce cliché a totalement dévalorise cette tradition. Il suffit de regarder les regards équivoques de certains Occidentaux au simple énoncé du mot Geisha pour comprendre que tous les fantasmes d'exotisme, plus ou moins douteux, trouvent ici un bon prétexte.
S'il est vrai que certaines Geishas de bas niveau s'adonnaient à la prostitution, il en est autrement de la grande majorité des véritables professionnelles de l'Art de Vivre dont la sophistication a toujours été à l'opposé du monde glauque qu'on leur attribue.
Du Japonais Gei (Art) et Sha (la personne), le nom de cette profession décrit bien son domaine : savoir par leur culture animer une réunion ou un dîner pour plusieurs invités. Leur instruction méthodique de l'art de la danse, du chant ou de poésie destinent ces professionnelles à divertir des personnalités riches et cultivées.
Les Geishas de Kyôto, qui en réalité sont appelées les Geiko, et leurs apprenties (les Maïkos) sont aujourd'hui encore l'un des héritages les plus vivants de la Tradition Japonaise, et jouent ainsi un rôle culturel que nombre d'occidentaux sont incapables d'imaginer.
L'HISTOIRE :
L'histoire des Geishas est relativement récente. Apparues vers 1660
à Edo, elles furent rapidement appréciées par leur
éducation et leur raffinement dans l'art de converser et leur élégance.
Elles devinrent assez vite les confidentes des hommes de la haute société
ou des detenteurs du pouvoir. Mais en 1700, un décret Shogunal voulut
réglementer cette nouvelle profession et oblIgea les Geishas à
résider dans des "quartiers réservés" (Yoshiwara
à Edo et Shimabara à Kyoto).
Devant ce regroupement forcé avec les prostituées des quartiers de "plaisirs", un certain nombre de Geishas décidèrent de quitter leur "maison" (Okiya), établissement auquel elles appartenaient. Elles se regrouperent alors en écoles à Gion (Kyoto) et Fukagawa (Edo). Ce sont elles qui maintinrent la tradition intacte la tradition et la culture des Geishas.
Dans les quartiers "réservés", les anciennes Geishas devinrent de simples courtisanes (Jorô), dont seul le costume gardait un lien avec leur origine. A la fermeture de ces quartiers, elles disparurent également, laissant les seules Geishas perpétuer la véritable tradition et le maintien de cette profession.
Après la deuxième guerre mondiale, le nombre de Geishas se réduisit de plus en plus pour ne compter aujourd'hui qu'environ 1.500 professionnelles accomplies regroupées en majorité à Kyôto dans le traditionnel quartier de Gion.
LA FONCTION :
Les Geishas sont des artistes spécialement entraînées
aux arts du divertissement. Cette fonction comprend la danse, le chant,
mais également l'art de la conversation. Tous ces talents doivent
être déployées pour animer et "enchanter"
une rencontre ou un dîner entre personnages importants (politique,
économie...). Le prix élevé des prestations restreint
cette possibilité aux grandes sociétés ou partis politiques
influents. D'ailleurs, seuls un nombre limité d'invités,
ayant une parfaite connaissance de la culture japonaise, peuvent véritablement
apprécier cette forme d'art "vivant".
Les apprenties Geishas (Shikomi) doivent appartenir à une "maison" (Okiya) pour être formées. En échange de travaux domestiques, elles apprennent les rudiments de leur futur métier. Elles sont alors pleinement acceptées et obtiennent le titre de Maïkos. La formation reste longue, astreignante et dure plusieurs années. L'apprentissage quotidien est basé sur le chant, la danse, les instruments de musique traditionnels. C'est seulement au terme de cette instruction qu'elles deviennent alors de véritables Geishas.
Généralement une Geisha est la maîtresse reconnue d'un homme influent qui l'entretien. Cela fait partie du "standing" de ce dernier qui doit dépenser de véritables fortunes à cet effet (hébergement, kimonos, etc...) Certains partis politiques ont même leurs Geishas favorites et leurs maisons de thé dans un quartier de rencontre ( Gion à Kyôto ).
LE COSTUME :
Dans l'art difficile de porter le kimono, la Geisha est sûrement
celle qui excelle le mieux. Son kimono est somptueux, égalant en
richesse et raffinement celui du mariage. Il est de type Kosode avec des
couleurs éclatantes. Entièrement réalisé à
la main, il arbore de délicats motifs de décoration, et un
Obi (ceinture) large et coloré. La tenue de la Geisha ("personne
confirmée dans les arts ") est moins voyante que celle des
Maikos (apprenties). Celles-ci arborent un Furisode (manches longues) et
une coiffure très chargée avec de nombreux peignes et ornements,
afin d'attirer l'attention.
Chaque Geisha possède environ une quinzaine de somptueux kimonos dont le prix peut varier de 80 à 150.000 F (12.000 à 23.000 ). Achetés par la patronne (Mama San) de sa "maison", ils seront remboursés au fur et à mesure des gains obtenus par la Geisha. Ce remboursement s'étale généralement sur plusieurs années.
La coiffure et le maquillage jouent également un rôle primordial. Les cheveux sont en fait une perruque (Katsura) reproduisant la coiffure compliquée (Shimada) en vigueur depuis l'ère Edo. Les cheveux sont remontes en forme de chignon (Mage) retenus par des peignes (Sashigushi). Les Maikos y ajoutent des épingles (Kanzashi) avec des décorations brillantes. Le visage maquillé avec une poudre d'un blanc de porcelaine n'est dégagé qu'au niveau de la nuque, où apparaissent deux triangles de peau naturelle.
La plupart des magasins sont ouverts de 10H00 à 17H30, samedi et dimanche inclus. Ils sont fermés 1 jour par semaine mais cela dépend de chaque magasin. Les banques, elles, de 09H00 à 15H00. Elles sont fermées le week-end et les jours feries.
Le décalage horaire entre la France et le Japon est de 8 heures en hiver et de 7 heures en été. Par exemple :
En hiver, 12H00 en France ; 20H00 au Japon.
En été, 12H00 en France ; 19H00 au Japon.
Le Japon est un des pays les plus sûrs au Monde pour les voyageurs. Les vols sont rares mais, cependant il faut noter qu'ils sont en légère augmentation ces dernières années. Les pickpockets évitent les touristes étrangers mais il est nécessaire de faire quand même attention à ses bagages.
Veuillez noter que les administrations, les banques, etc... sont fermées aux alentours du 29 décembre jusqu'au 3 janvier.
Si un jour ferie tombe un dimanche, le lundi devient automatiquement férié.
Noël n'est pas un jour férié, c'est une fete commerciale et le réveillon se passe plutôt entre amis qu'en famille.Pour un séjour au Japon, uniquement touristique et pour une durée maximale de 90 jours consécutifs, un passeport en cours de validité suffit pour les Français. Vous n'avez pas besoin de visa
Pour les Français, aucun vaccin n'est obligatoire.
L'unité monétaire japonaise est le yen.
La plupart des Japonais règlent leurs achats en espèces même si la somme est importante.
Vous pouvez changer vos francs ou autres devises dans les bureaux de change, les hôtels, les banques et la plupart des grands magasins.
Nous vous conseillons de vous munir de travellers cheques en yens avant de vous rendre au japon. Ils sont acceptés dans les banques, hôtels, ryokans et la plupart des grands magasins.
Les principales cartes de crédits internationales sont acceptés dans les principaux établissements de l'archipel.
Peu de distributeurs automatiques de billets acceptent les cartes de crédit internationales.
La monnaie fiduciaire japonaise comprend 4 billets et 5 pièces.
10 000
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5 000 Yens
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2 000 Yens
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1 000 Yens
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500 Yens
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100 Yens
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50 Yens
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10 Yens
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5 Yens
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1 Yen
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Le climat entre le nord et le sud du Japon est très contrasté. Tout dépendra de votre lieu de séjour mais aussi de la saison.
Décembre, janvier et février : amenez des vêtements chauds.
Mars, avril et mai : les températures s'adoucissent mais n'oubliez pas des lainages pour les soirées.
Mi-juin, mi-juillet : saison des pluies que l'on appelle en japonais " tsuyu ". Le parapluie et (ou) l'imperméable est indispensable.
Mi-juillet, aout, septembre : l'été est chaud et humide. Prévoyez des vêtements légers et nombreux afin de pouvoir vous changer souvent. Les hôtels, les autocars, les métros, les magasins sont climatisés mais n'oubliez pas un chandail. En septembre apparaissent les premiers typhons.
Octobre et novembre : les températures sont sensiblement èquivalentes aux nôtres.
*** Attention : quelles que soient les circonstances, la météo, les Japonais soignent leur tenue vestimentaire.
Les japonais se saluent par des " courbettes ", cependant vous n'êtes pas censé le savoir et on saisira bien volontiers la main que vous tendrez. Au Japon, on se présente en indiquant son nom de famille puis son prénom.
Par exemple, " NAKASHIMA Shigeru " (Nakashima/nom de famille, Shigeru/prenom).
Lorsqu'il s'adresse à un de ses compatriotes ou à vous-même, il vous appellera par votre nom de famille et par votre prénom, s'il le connaît, et ajoutera à la fin la particule " san ".
N'utilisez jamais " san " quand vous vous présentez, vous passeriez pour une personne très orgueilleuse.
Pour se saluer, les hommes et les femmes japonais, quelque soit leur âge, ne se font pas la bise comme en France. Ils cherchent à éviter le contact physique. Les " courbettes " entre Japonais, une poignée de main avec un occidental.
Dans le cadre de relations professionnelles, évitez d'être en retard au rendez-vous. Il est de coutume d'échanger sa carte de visite " meishi ". Une carte de visite rédigée en japonais et en anglais donne une bonne impression. Recevez ou donnez votre carte avec les deux mains. Lisez lentement et avec attention celle que vous a remis votre interlocuteur. N'y écrivez rien dessus devant votre interlocuteur. Si vous avez une table devant vous posez la bien en évidence devant vous. Ne la rangez pas dans votre porte-document ou votre sac immédiatement.
Par souci de propreté et d'aisance, vous devez retirer vos chaussures quand vous êtes chez quelqu'un. On vous prêtera des pantoufles pour déambuler chez votre hôte.
En fait, vous serez amené à vous déchausser souvent ; chez l'habitant, dans les temples, les sanctuaires, dans les restaurants traditionnels, etc... Prévoyez de nombreuses paires de chaussures faciles à enlever, des chaussettes et des collants (évitez les trous), le tout en bon état.
Dans les restaurants traditionnels où vous serez assises en tailleur sur des tatamis devant des tables basses, Mesdames, nous vous conseillons d'éviter les jupes étroites.
Les Japonais aiment beaucoup les petits cadeaux. N'hésitez pas à apporter des quantités de petits cadeaux représentatifs de la France (petite boîte de chocolats, brochures d'art, cartes postales représentant les grands peintres français, tout présent en rapport avec la culture française).
L'emballage aussi a son importance pour les Japonais.
Ne soyez pas choqué si votre hôte japonais n'ouvre pas son cadeau ; cela ne se fait. Par contre, votre sera enchanté si vous ouvrez le vôtre.
Là aussi, utilisez vos deux mains pour recevoir votre cadeau ; cela fait partir de la politesse japonaise. Il est de coutume de rendre un présent d'égale valeur que celui reçu.
En début et en fin de repas, on vous servira une serviette chaude appelée " O shibori " afin de vous essuyer les mains.
Au restaurant, chez votre hôte japonais, ne plantez jamais vos baguettes dans votre bol de riz. Ce geste est réservé pour rendre hommage aux morts.
Ne jamais pointer les baguettes vers une personne quand vous vous adressez à elle lors d'une discussion.
Lorsque vous vous servez, n'hésitez pas entre plusieurs morceaux, vous devez l'avoir choisi à l'avance.
Posez vos baguettes sur le porte-baguette et pas sur la table.
L'eau provenant du robinet est bue en toute sécurité dans tout le Japon. Elle n'est pas calcaire. Dans tous les restaurants, cafés, etc... on vous servira gratuitement et à volonté un verre d'eau du robinet.
Vous pouvez commander dans certains restaurants réputés ou dans les hôtels de l'eau minérale mais attention à l'addition.
En Europe, nous avons des préjugés concernant l'eau du robinet. Au Japon, aucun au vue de la qualité de l'eau.
Okonomiyaki est la ápizzaâ façon japonaise. En fait cela ressemble
plutôt à un ápancakeâ que l'on fourre selon son goût
d'ingrédients divers. Okonomiyaki se prépare tout simplement
en mélangeant dans un bol des aliments de son choix: chou chinois
râpé, morceaux de viande, crevettes, champignons, etc...,
et une pâte faite de farine, d'eau et d'un oeuf.
Le Shabu shabu est une fondue semblable au sukiyaki cependant les ingrédients sont cuits dans un bouillon. Il est toujours accompagné de 2 sauces, l'une épaisse au sésame et l'autre appelé ponzu.
La sauce ponzu est un mélande de shôyu (sauce de soja), d'un bouillon appelé dashi, préparation à base d'algue kombu et de katsuo bushi (bonite séchée) d'un jus de citron ou d'orange amère.
Plat japonais qui consiste à tremper du boeuf finement coupé, tofu et légumes dans de la sauce de soja sucré avec du saké doux (mirin). Seul la coupe des ingrédient est faite dans la cuisine tandis que la nourriture est cuite sans une casserole peu profonde sur la table. L'origine étymologique de sukiyaki vient d'une composition de 2 mots: "suki" veut dire "bêche" et "yaki" veut dire "griller". Il évoque la façon de cuisiner populaire parmi les fermiers à la fin du 19ème siècle.
Tempura est un plat originaire du Portugal. Ce plat fut introduit au Japon
au 16e siècle lorsque les premiers missionnaires chrétiens
débarquèrent dans l'archipel japonais. Ce n'est cependant
qu'au début du 19e siècle que la tempura devint populaire
dans tout le Japon; elle fit son apparition dans les menus des vendeurs
ambulants de plats cuisinés.La tension électrique au Japon est de 110 volts. Les prises électriques sont américaines à broches plates.
Vous trouverez dans les hotels de catégorie supérieure des prises de courant en 110/220 volts pour vos rasoirs électriques, séchoirs à cheveux, etc...
